[Chronique] « Chanson douce » de Leïla Slimani

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Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

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Chronique écrite en janvier 2017

Je vais le dire dès le début : je n’ai pas aimé ce roman.

Quand j’ai entendu parler de Chanson douce, je ne savais pas qu’il était sélectionné pour le prix Goncourt. Je ne l’ai découvert que lorsqu’il a reçu ce fameux prix. J’ai du coup eu un peu peur de mon intérêt pour ce roman, n’ayant jamais lu de livres ayant reçu cette distinction. Une proposition de lecture commune m’a aidé à me lancer.

Dès les premières lignes, j’ai vu que c’était à ma portée et pas aussi « intellectuel » que peut le laisser penser le prix Goncourt. Leïla Slimani a une écriture simple et intéressante mais je l’ai trouvé très abrupte et tranchante. J’ai trouvé que cela manquait de liaison entre les paragraphes et les chapitres et j’étais un peu déroutée par cela. J’ai eu du coup beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. Le fait que cela soit écrit à la 3ème personne, au présent et que l’auteure emploie beaucoup les prénoms au lieu des pronoms sujets comme « il » ou « elle » y est peut-être pour quelque chose. Je ne sais pas trop…

Car c’est bien ça le problème ! Je n’ai pas aimé ce roman mais je n’arrive pas vraiment à mettre le doigt sur ce qui ne m’a pas plu.

Avec la première phrase de ce livre « le bébé est mort », je m’attendais à ce que l’on découvre comment on a pu en arriver là, comment Louise a pu devenir cette tueuse d’enfants, elle qui paraissait si douce et gentille. Je m’attendais à un livre poignant et au lieu de ça, je suis ressortie avec un sentiment d’incompréhension et d’exclusion.

Il y a plus de 220 pages et je ne connais toujours pas les personnages. Je suis restée de marbre devant ceux de Myriam, Paul et de leurs enfants. Et je n’ai pas réussi à cerner le personnage sur lequel toute l’histoire repose : Louise. Elle sera restée mystérieuse jusqu’au bout pour moi. Je n’ai pas compris son comportement, ni ses actions glaçantes ou ses obsessions soudaines. Et surtout, je n’ai pas compris son acte final. Je suis, de ce fait, extrêmement déçue…

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J’ai eu l’impression d’avoir été une banale spectatrice de cette histoire, comme un badaud dans la rue qui se demande ce qui a bien pu arriver dans cet appartement. On ne le saura malheureusement jamais. Leïla Slimani a fait le choix d’instaurer une distance entre son lecteur et ses personnages et c’est probablement cela qui m’a le plus gênée dans ma lecture.

10/20

71Y+8XvBvsL
Auteur(s) : Leïla Slimani
Éditions : Gallimard
Nombre de pages : 227
Catégorie(s) : Contemporaine

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