[Chronique] « Les filles de Roanoke » d’Amy Engel

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Tout le monde admire les filles Roanoke. Elles sont belles, jeunes, riches et vivent avec leurs grands-parents au milieu du Kansas, dans un immense domaine noyé de soleil. Leur vie semble si douce… Pourtant Camilla, Penelope, Eleanor, toutes les filles de la lignée ont connu des fins tragiques. Il y a quelque chose de pourri au royaume des Roanoke.

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Chronique écrite en juin 2017

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions autrement et Babelio pour m’avoir donné l’occasion de découvrir ce roman!

Elles sont belles, riches et envoutantes. Elles vivent à Roanoke, une maison biscornue et fantaisiste qui ne ressemble à aucune autre, dans un coin paumé du Kansas. Mais il y a quelque chose de malsain là-bas. Les filles de Roanoke disparaissent les unes après les autres, souvent tragiquement. La dernière en date est Allegra, la cousine de Lane qui décide de revenir à la maison alors qu’elle a fui ce royaume voilà plus de 10 ans. Elle se remémore alors les quelques mois passés dans cette demeure à la suite du suicide de sa mère et tente de découvrir ce qui est arrivé à sa cousine.

Les filles de Roanoke est un roman efficace à la plume addictive. Sous la chaleur étouffante du Kansas, Amy Engel dépeint le portrait d’une famille atypique et mystérieuse en alternant passé et présent. J’ai apprécié cette ambiance moite et pesante qui, loin d’être cliché, a toute son importance dans ce récit. La couverture chaude et rétro colle parfaitement à cette atmosphère.

Les personnages sont à la fois cruels et doux, attachants et détestables et subissent pour la plupart cette vie chaotique qu’on leur inflige. Il y a les filles de Roanoke, un peu paumées et influençables, qui ont peu de chance d’échapper à leur destinée. Il y a Tommy, un homme emprisonné par son amour, et Cooper qui espère un jour échapper à la noirceur qui l’habite. J’ai apprécié le quatuor qu’ils forment avec Allegra et Lane, les dernières filles de Roanoke. Et il y a les habitants de Roanoke, cachotiers, pervertis et vicieux. La psychologie de l’ensemble de ces personnages est assez bien décrite. Je regrette toutefois que nous en apprenions si peu sur Sharon et Charlie, les employés du domaine de Roanoke alors qu’ils sont omniprésents.

Je regrette également que la raison qui conduit les filles de Roanoke à disparaître nous soit dévoilée si tôt dans l’histoire. J’aurais aimé le découvrir bien plus tard afin de profiter plus longuement de l’ambiance mystérieuse du début de ce livre. De ce fait, la fin du roman devient plus prévisible et l’on devine assez aisément ce qui a pu arriver à Allegra. Et c’est bien dommage…

Mais si la surprise n’y ait pas, la lecture reste toutefois excellente et je ne me suis pas ennuyée pour autant. J’ai aimé me plonger dans cette ambiance et découvrir l’histoire des filles de Roanoke et à quel point elles essayent désespérément de se sortir de ce lieu nocif auquel elles sont pourtant toutes accro.

En revanche, je souhaiterai alerter les éditeurs sur la quatrième de couverture de ce roman, un peu mensongère à mes yeux. Je crois que nous n’avons pas la même définition de « fins tragiques », qui laissent entendre qu’elles sont toutes mortes. Or, ce n’est pas vraiment le cas. Je te rassure, je ne spoile pas car ce point nous est dévoilé dès le 2ème chapitre. Je chipote probablement mais je trouve que cela laisse présager une tout autre histoire.

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Les filles de Roanoke se distingue par une plume addictive, une ambiance étouffante et des personnages attachants et perdus, en particulier Lane et Cooper, ou mystérieux et vicieux. Le roman n’échappe toutefois pas à quelques points noirs, le manque de mystère sur ce qui ronge Roanoke en tête. Malgré tout, cela n’entache pas mon avis global car j’ai beaucoup aimé ce roman et je le recommande chaudement! Je n’ai pas lu la duologie d’Amy Engel, qui n’est absolument pas dans la même catégorie littéraire et qui est destinée à un public plus jeune, mais je suis certaine de la lire un jour.

16/20

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Auteur(s) : Amy Engel
Traduction : Mireille Vignol
Éditions : Autrement
Nombre de pages : 347
Catégorie(s) : Contemporaine, Thriller

Une réflexion sur “[Chronique] « Les filles de Roanoke » d’Amy Engel

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