[Chronique] « Le destin des éléments, Tome 1 : La Compagnie et la Terre » de Florent Marguet

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Eternia, monde peuplé de créatures étranges. Ce monde a été ravagé par une sorcière aux pouvoirs incroyables. Mais son ascension a engendré des changements dans d’autres mondes. Ambre, jeune adolescente, ne le sait pas encore, mais ces changements vont bouleverser sa vie, ses croyances, et son destin. Car elle n’est pas comme les autres, elle est l’élue.

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Je tiens tout d’abord à remercier l’auteur, Florent Marguet, qui m’a permis de lire son roman en SP, mais surtout pour son incroyable sympathie face à mon retour « légèrement » négatif. J’avoue que j’avais peur d’être trop franche lors de nos conversations mais je tenais à être honnête en lui expliquant mon ressenti en tant que lectrice. Merci donc à Florent Marguet d’avoir accepter mes critiques. Ce n’est pas toujours facile pour un auteur, surtout quand cela vient de quelqu’un comme moi qui serait bien incapable d’écrire un roman! Et comme l’auteur m’a indiqué vouloir le retravailler, j’ai essayé d’expliquer au mieux dans cette chronique ce qui m’a rendu la lecture difficile.

Dans ce premier tome du Destin des éléments, nous suivons Ambre, une jeune fille vivant dans notre monde, qui se retrouve propulsée sur Eternia, un autre monde avec lequel le nôtre est lié. C’est une élue et elle est la seule capable de vaincre Cramoisi, une sorcière à l’origine d’une guerre sans merci qui fait rage sur Eternia depuis plusieurs centaines d’années et qui commence à engendrer des dérèglements climatiques dans notre monde à cause du lien qui les unit. Elle se lance alors dans une quête à travers Eternia, accompagnée de Zéphyr, un Santerre, et d’Ondine, une enchanteresse bannie et sans pouvoirs. Sur sa route, elle devra affronter les enchanteresses et les armées qui servent Cramoisi.

Dès le départ, j’ai eu du mal à rentrer dans ce roman. Le prologue aux phrases très alambiquées m’a un peu perdue et je n’ai pas vraiment réussi à m’adapter à la plume de l’auteur. J’avais l’impression qu’on me contait une histoire et non pas qu’on essayait de me la faire vivre. Personnellement, j’aime bien me mettre à la place des personnages dans les livres que je lis, ressentir leurs émotions, être emporter par leurs aventures mais malheureusement cela n’a pas été le cas avec ce roman. J’ai ressenti parfois certaines lourdeurs dans l’écriture. L’auteur insiste souvent sur certains détails, en les tournant et les retournant de différentes manières dans un seul et même paragraphe (cf. citations) ou en les répétant plusieurs fois tout le long du roman. Par exemple, le fait qu’Ambre ne soit pas de ce monde et qu’Ondine n’ait plus de pouvoirs est souvent rabâcher au début des combats. Et malgré le rythme soutenu, j’ai fini par m’ennuyer un peu. Ces 260 pages m’ont paru très longues.

Elles étaient sept, chiffre hautement symbolique, comme pour les sept nains de Blanche-neige, ou encore les sept merveilles du monde, ou même les sept jours de la semaine, le sept péchés capitaux, les sept couleurs de l’arc-en-ciel jusqu’au nombre du pH neutre.

Sept.

J’en ai discuté avec Florent Marguet et celui-ci m’a indiqué qu’il avait écrit une partie de ce roman il y a quelques années et qu’il l’avait pensé comme le jeu-vidéo idéal. Cela m’a grandement aidé à poursuivre ma lecture mais surtout cela m’a permis d’identifier ce qui me gênait tant. L’histoire fonctionnerait effectivement très bien en jeu-vidéo : un univers intéressant, beaucoup d’actions, une héroïne badass et des mondes à sauver. On retrouve par ailleurs certains éléments classiques d’un jeu-vidéo, notamment lorsque Ambre « fait son marché » parmi les armes des enchanteresses qu’elle a battu. Le fait qu’elle combat les enchanteresses de la moins forte à la plus forte est également une caractéristique évidente d’un jeu-vidéo. On garde le big-boss pour la fin.

Malgré le silence, ils passèrent plusieurs jours sans dormir, ni boire, ni manger. Mais ils arrivèrent absolument tous à survivre aux montagnes obscures. Ils sortirent tous affaiblis, amaigris, psychologiquement et physiquement touchés, notamment après la confession entendue par certain à propos de l’élue, mais tous s’en sortirent.

Mais sous forme de roman, il m’a manquait beaucoup de choses. En premier lieu, des dialogues permettant de lier les personnages, d’apprendre à les connaître et de ressentir leurs émotions. Mais surtout, d’alléger le récit! Dans le roman, ces dialogues sont réduits aux informations importantes : histoire d’Eternia, présentation des Enchanteresses et apprentissage d’Ambre. Typiquement le genre de dialogues utiles que l’on retrouve dans un jeu-vidéo. Exit alors les dialogues futiles mais qui permettraient pourtant de comprendre l’amitié naissante entre Ambre, Zéphyr et Ondine, d’apporter un peu de sentiments et d’amener certains éléments de l’histoire de manière plus naturelle (notamment le récit sur Furos et le passé d’Ondine). Ces derniers tombent parfois comme un cheveu sur la soupe…

Alors qu’un jeu-vidéo accompagne l’histoire avec son visuel, il m’a manquait également des descriptions sur le monde environnant. J’ai eu des difficultés à me représenter Eternia et une carte aurait été un plus.

Il jura de ne plus jamais utiliser ses propres pouvoirs de la terre à cause de ce village. Comme tout elfe de cette région, il possédait des pouvoirs de la terre mais il les avait reniés. Ce village en était la cause. Il était un élémentaire de terre, chevronné, extrêmement doué et très puissant, mais il avait perdu ses pouvoirs volontairement. Les utiliser ramenait toujours trop de souvenirs à son esprit.

Par ailleurs, j’ai trouvé que l’on retrouvait toujours le même schéma dans les combats : présentation de l’enchanteresse, comparaison des forces des adversaires où l’équipe d’Ambre paraît toujours perdante et bataille où finalement Ambre et ses compagnons se trouvent des ressources cachées qui montrent que le combat n’est pas si déséquilibré que ça. Outre le fait que c’était un peu lassant au bout du 3ème combat, je trouve que cela apportait un caractère très défaitiste à l’histoire. J’avais l’impression qu’Ambre et ses compagnons ne croyaient absolument pas en leur capacité de gagner cette guerre.

Et pour toutes ses raisons, je n’ai pas réussi à m’attacher à ces derniers. Je n’ai ressenti aucune empathie pour eux et je n’ai jamais eu peur lorsqu’ils affrontaient leurs ennemis. J’étais assez indifférente à leur sort, tout comme Ambre parfois d’ailleurs.

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Le premier tome du Destin des éléments dispose d’un scénario qui fonctionnerait assez bien dans un jeu-vidéo. Malheureusement, un jeu-vidéo n’est pas un roman et il m’a manquait certaines choses pour être accrochée par l’histoire et les personnages. En particulier des dialogues permettant d’alléger le récit et de s’attacher à Ambre et ses compagnons. Florent Marguet m’a indiqué qu’il comptait retravailler ce premier tome, c’est pourquoi je ne mettrai pas de note ici. J’espère que cette chronique lui permettra d’améliorer son roman et surtout qu’il le fera avant de publier le tome 2. Le lecteur risque sinon de ressentir une différence de maturité dans l’écriture.

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Auteur(s) : Florent Marguet
Éditions : Éditions Edilivre
Nombre de pages : 260
Catégorie(s) : Fantasy

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