[Chronique] « King of scars » de Leigh Bardugo

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SOLDAT. LÉGENDE. SOUVERAIN

Nikolai est roi de Ravka.
Surnommé l’Écorché, Nikolai est un héros de guerre.
Charismatique et visionnaire, c’est sur lui que reposent les espoirs de son peuple.

Pourtant le jeune homme cache un terrible secret.
Une malédiction. Une menace pour son pays.
Nikolai est un monstre.

COMBATTRE OU NOURRIR SES DÉMONS ?

Nikolai devra trouver la réponse à cette question, s’il veut sauver son royaume… et son âme.

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Je tiens tout d’abord à remercier Page Turners Romans de m’avoir envoyé ce livre. Vraiment, un grand grand merci! J’étais comme une folle!

Dire que j’attendais ce roman avec impatience est un euphémisme ! J’adore le personnage de Nikolai. C’est mon chouchou du Grishaverse. Dans les précédentes sagas, j’ai aimé sans exception chacune de ses apparitions. Je suis fan de son charisme, de son intelligence, de son humour, de sa répartie, de son dévouement. J’ai eu un coup de cœur total pour ce personnage. Naturellement, j’ai sauté de joie quand j’ai appris qu’il aurait droit à sa saga. Parce qu’on est loin d’avoir tout découvert sur lui ainsi que sur cet univers. L’avenir des Grisha demeure par ailleurs toujours très sombre, il est donc impératif de continuer leur histoire. Et puis, cette couverture, on en parle ? Une véritable beauté ! Merci aux éditions Milan d’avoir repris la version originale, elle est parfaite ! Bref, tu l’as compris, je trépignais d’impatience de lire ce roman.

Et franchement j’ai adoré… même si j’ai été un peu déconcertée au départ par les multiples narrations. La quatrième de couverture ne mentionnant que Nikolai, je m’attendais à ne retrouver que son point de vue. Qu’elle n’a donc pas été ma surprise d’y découvrir celui de Zoya et Nina, deux autres personnages du Grishaverse ! Si j’en ai voulu au départ à Leigh Bardugo de me priver ainsi de mon chouchou (quelle désillusion de ne pas avoir droit à mon tête à tête de plus de 500 pages avec Nikolai), j’ai fini par comprendre et approuver son choix. La multi-narration était justement l’un des points forts de Six of Crows, car elle permettait de s’affranchir des codes du young-adult là où Grisha restait plus conventionnel avec une unique narratrice, son héroïne Alina. Elle amenait également beaucoup de rythme à l’intrigue. Alors pourquoi pas !

Je trouverai la solution. Toute sa vie, Nikolai y avait cru. Sa volonté avait suffi à lui forger non seulement un destin, mais aussi une image. Il avait toujours choisi quelle facette de lui il voulait bien montrer aux autres : fils obéissant, voyou au visage couvert de taches de rousseur, soldat courageux, politicien sûr de lui. Le monstre menaçait toutes ces identités à la fois.

Mais contrairement à Six of Crows où tous les points de vue formaient une intrigue commune, dans King of Scars nous suivons en parallèle deux histoires : celle de Nikolai et Zoya d’un côté et celle de Nina de l’autre. Je les ai toutes deux appréciées et j’espère qu’elles finiront par se rejoindre dans le prochain tome. Je les ai trouvées assez complémentaires car la seconde apporte du dynamisme et de l’action au roman, permettant ainsi à la première de s’installer plus lentement. Même si j’admets qu’il y a quelques longueurs, j’ai malgré tout trouvé normal que Leigh Bardugo prenne le temps de présenter les enjeux politiques et la situation précaire de Ravka et de son roi au travers des récits de Nikolai et Zoya. Et surtout, cela a rendu la seconde partie du roman bien plus surprenante et explosive à mes yeux. Tout s’enchaîne et à partir de ce moment là, j’ai eu beaucoup de mal à arrêter ma lecture. Je ne t’en dirais pas plus sur ces deux histoires car le mieux est que tu les découvres par toi-même. Mais sache que celle de Nikolai et Zoya m’a subjuguée, impressionnée et horrifiée alors que celle de Nina m’a bouleversée et enthousiasmée. J’ai par ailleurs adoré comment Leigh Bardugo a retourné à son avantage un cliché auquel je ne m’attendais pas !

Les personnages restent par ailleurs toujours aussi forts. Si on connait déjà très bien Nina (même si les événements de Six of Crows l’ont irrémédiablement changée), on découvre ici plus en profondeur Nikolai et Zoya. Pour mon grand plaisir, ils se dévoilent et nous montrent leurs inquiétudes, leurs peurs, leurs failles. Si j’étais déjà conquise par le premier, la seconde vient de faire une entrée fracassante dans mon cœur. Lorsque j’ai fait sa connaissance dans le premier tome de Grisha, je l’ai détestée. Puis le troisième tome a su montrer ses qualités et je l’ai donc acceptée. En dévoilant sa vulnérabilité, King of Scars me permet enfin de l’adorer. Même si je lui en veut légèrement de prendre un peu trop de place dans ce tome, mettant ainsi en retrait Nikolai. J’espère qu’il aura bien plus de poids dans la suite car il reste à mes yeux LE personnage de cette saga. Il est donc important que Leigh Bardugo lui donne la place qu’il mérite. Et malheureusement, ce n’était pas totalement le cas dans cet opus qui le relègue parfois au second plan.

Arrête de te punir parce que tu as un cœur. Tu ne peux pas te protéger de la souffrance. Vivre, c’est faire son deuil. Tu ne protégeras pas en te fermant au monde. Tu ne fais que te limiter…

Les références aux précédentes sagas et à leurs personnages principaux sont omniprésentes dans King of Scars. On voit à quel point elles ont affecté et changé Nikolai, Zoya et Nina ainsi que leurs acolytes. Je tiens donc à t’alerter. Ne lis pas King of Scars sans avoir lu Grisha puis Six of Crows. Sinon tu seras perdu et tu te spoileras (ou te divulgacheras si tu préfères^^) inévitablement sur leurs intrigues. Et puis honnêtement, ça serait vraiment dommage de ne pas rencontrer Alina, le Darkling ou Kaz ! Alors, si ce n’est pas déjà le cas, fonce les lire avant de découvrir celui-ci. Tu ne le regretteras pas, cet univers est génial !

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J’ai encore une fois adoré me replonger dans cet univers fantastique. La multi-narration m’a un peu déroutée au départ mais je m’y suis vite habituée car j’ai retrouvé de ce fait deux personnages que j’aime déjà énormément, Nikolai et Nina, et découvert de manière plus approfondie la belle et impitoyable Zoya. Elle réussit ainsi à se faire une place méritée dans mon cœur. Je regrette juste qu’elle prenne trop l’ascendant sur Nikolai. J’espère que Leigh Bardugo lui consacrera plus de temps dans la suite car il reste pour moi LE personnage à mettre en avant dans cette saga. En tout cas, la fin de King of Scars annonce du lourd, que ce soit du côté de Nina ou de Nikolai et Zoya. J’ai plus que hâte de découvrir la suite !

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Mon avis sur les autres tomes du Grishaverse :

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Auteur(s) : Leigh Bardugo
Traduction : Anath Riveline
Éditions : Milan
Nombre de pages : 516
Catégorie(s) : Jeunesse, Fantasy

13 réflexions sur “[Chronique] « King of scars » de Leigh Bardugo

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