[En bref] « Ces jours qui disparaissent » de Timothé Le boucher

Salut à tous,

Comme vous le savez déjà, depuis le début de l’année j’explore en long, en large et en travers les collections de BD/albums/mangas que possède la bibliothèque de mon village. Cela me permet de diversifier mes lectures en ne m’en tenant pas qu’aux romans, de faire de jolies découvertes et aussi quelques économies. J’aime les bandes dessinées et les mangas, mais j’en achète peu car ce n’est quand même pas donné et je n’ai pas une assez grande bibliothèque chez moi pour les stocker. Quand j’étais étudiante, je les lisais à la Fnac (surtout le manga One Piece), mais depuis que je travaille (et que j’ai assez d’argent pour m’acheter tous les One Piece) je n’y vais plus vraiment.

Du coup, quand j’ai vu que la bibliothèque de mon village avait un rayon convenablement fourni, j’ai repris avec plaisir la lecture de ces petites planches!

Et aujourd’hui, je viens brièvement vous parler de la dernière en date 🙂

Ces jours qui disparaissent de Timothé Le boucher (18/20)

ces_jours_qui_disparaissent.jpg

De mémoire, je ne suis pas certaine d’avoir déjà eu un coup de cœur pour une bande dessinée. Peut-être parce que la plupart était des séries fantastiques de plusieurs tomes et que les sujets abordés étaient assez basiques. Peut-être aussi parce que je suis trop difficile avec ce genre littéraire. Mais en général, je trouve que les bandes dessinées restent assez simples sur l’histoire et la psychologie des personnages et que les jolis dessins compensent ces manques. J’ai rarement été transportée émotionnellement au cours de leur lecture.

Mais Ces jours qui disparaissent m’a bluffé et je ne peux pas nier le coup de cœur que j’ai pour cette bande dessinée. J’aimerai bien pourtant car aussi belle et puissante qu’ait été cette lecture, j’ai quand même eu le bourdon pendant une partie de ma journée.

Monsieur Timothé Le boucher, je vous aime pour la qualité de cette histoire et pour les émotions qu’elle m’a fait ressentir mais je vous déteste aussi parce que j’ai eu du mal à m’en remettre. Je ne suis pas prête d’oublier ces personnages, Lubin en tête. Lui et ses proches sont tous extrêmement attachants. Je me suis laissée séduire par leur amitié, par leur amour et par cette chose incroyable qui arrive à Lubin. J’ai été fascinée, captivée et petit à petit je me suis laissée entraîner dans cette spirale infernale et oppressante. La fin est magnifique, triste et bouleversante. Je la trouve parfaite mais mon cœur ne peut l’aimer.

Et quand une lecture me fait ressentir autant de sensations et que je ne peux m’empêcher de relire les dernières pages, c’est qu’elle m’a chamboulé et qu’elle mérite amplement d’avoir sa place dans mes coups de cœur, quand bien même mon cœur est brisé par la douce amertume qu’elle me laisse.

Les graphismes sont très jolis et magnifiés par les couleurs. L’enchaînement des planches est maîtrisé et rythmé sans que jamais je sois restée perplexe devant une succession de paroles et d’expressions que je n’arrivais pas à comprendre comme cela peut m’arriver parfois avec certaines bandes dessinées. Les dessins et les écrits ont été réfléchis ce qui rend l’ensemble parfaitement cohérent. Pour moi, rien ne manque.

Je vous recommande donc vivement cette bande dessinée mais attention cœurs sensibles s’abstenir!

coup de coeur

Quatrième de couverture : Une course poursuite contre le temps perdu… Que feriez-vous si d’un coup vous vous aperceviez que vous ne vivez plus qu’un jour sur deux ? C’est ce qui arrive à Lubin Maréchal, un jeune homme d’une vingtaine d’années qui, sans qu’il n’en ait le moindre souvenir, se réveille chaque matin alors qu’un jour entier vient de s’écouler. Il découvre alors que pendant ces absences, une autre personnalité prend possession de son corps. Un autre lui-même avec un caractère bien différent du sien, menant une vie qui n’a rien à voir. Pour organiser cette cohabitation corporelle et temporelle, Lubin se met en tête de communiquer avec son « autre », par caméra interposée. Mais petit à petit, l’alter ego prend le dessus et possède le corps de Lubin de plus en plus longtemps, ce dernier s’évaporant progressivement dans le temps…
Édition : Glénat
Nombre de pages : 192
Catégorie(s) : Bande dessinée, Fantastique

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